Club Français des Chiens Nordiques et des Spitz du Japon

Devenir Eleveur

— Elevage

“On entend par élevage de chiens ou de chats l’activité consistant à détenir au moins une femelle reproductrice dont au moins un chien ou un chat est cédé à titre onéreux” Article L214-6

REPRODUCTION

Vous pouvez demander un affixe auprès de la Société Centrale Canine afin que vos chiots soient tous porteur de votre nom d’élevage. 

Les points à avoir en tête légalement : 

  • Les femelles reproductrices ne doivent pas mettre bas plus de trois fois par période de deux ans. (Arrêté du 3 avril 2014)
  • Les femelles gestantes proches de la parturition sont installées dans un local de mise bas une à deux semaines avant la date prévue pour la parturition. (Arrêté du 3 avril 2014)
  • Seuls les individus en bonne santé ayant fini leur croissance et à partir du 2ème cycle sexuel pour les femelles peuvent être mis à la reproduction, en tenant compte de leur âge en fonction de la race.
  • Les méthodes de reproduction employées ne doivent pas être source de souffrance pour les animaux

Les points supplémentaires de la Société Centrale Canine :

  • Interdiction de saillie avant 15 mois révolus mâle et femelle.
  • Interdiction de mise bas après 9 ans pour une femelle
  • Interdiction de faire plus de 8 portées pour une femelle
  • Interdiction de faire de la consanguinité tel que père fille, mère fils ou frère sœur.

CHIENS

Aujourd’hui grâce au LOF SELECT tous les chiens sont consultables en ligne avec leurs résultats de santé, travail, Expositions ainsi que leurs informations de productions, et de pedigree. 

Il est également possible sur ce portail de chercher des individus en fonction de certains de ces critères, pour trouver un reproducteur par exemple.

Autre point important : La copropriété

Texte du SNPCC (Syndicat des professionnels des métiers du chien et du chat)

Nous sommes régulièrement interrogés par les éleveurs canins et félins concernant la possibilité de recourir au contrat d’élevage et de la légalité de cette pratique.

Par contrat d’élevage, l’on entend la cession, souvent à titre gratuit ou à prix réduit, d’une (future) femelle reproductrice chez un client en échange d’une ou plusieurs portées au bénéfice de l’éleveur (selon les cas, la reproductrice met bas chez l’éleveur qui la récupère à cet effet ou bien chez son détenteur).

L’analyse du SNPCC sur cette question a toujours considéré le contrat d’élevage comme étant interdit par l’Arrêté du 3 avril 2014 qui dispose : «Un éleveur ne peut commercialiser que les produits issus de son propre élevage. Il est le détenteur des femelles reproductrices et des portées qu’il élève dans son établissement d’élevage, et qui sont identifiées à son nom ou à la raison sociale de l’élevage.»

Nous avons interrogé la DGAL à ce sujet, qui confirme notre position et précise que l’Arrêté du 3 avril 2014 doit être strictement appliqué.

Un éleveur, pour pouvoir commercialiser des chiots et chatons issus de son élevage doit être est le détenteur permanent des femelles reproductrices et des portées qu’il élève dans son établissement d’élevage, et qui sont identifiées à son nom ou à la raison sociale de l’élevage.

Les femelles reproductrices ainsi que leurs portées doivent être détenues à l’élevage afin de garantir leur maintien dans de bonnes conditions respectant la santé et le bien-être animal et permettant aux services vétérinaires d’assurer leurs contrôles.

Enfin, le recours au contrat d’élevage pourrait non seulement être qualifié de tromperie envers le consommateur qui se tourne vers le professionnel afin d’avoir des garanties sur les conditions d’élevage des animaux mais pourrait également donner lieu à de possibles dérives quant à l’origine des animaux élevés.

Pour ces raisons, le recours au contrat d’élevage, ainsi qu’à l’abandon de portée et autre cession du droit d’élevage, est bien légalement interdit et nous confirmons que l’éleveur doit héberger de façon permanente toutes les femelles reproductrices.

TYPES D’ELEVAGES

Il n’existe que 2 statuts en France pour pouvoir légalement produire des chiots :

  • Le statut d’Eleveur dérogataire = 1 portée par an de chiens inscrit au livre des Origines 
  • Le statut d’Eleveur professionnel = 1 ou plusieurs portées par an de chiens inscrits au livre des origines ou non.

ELEVEUR DEROGATAIRE

Il n’y a pas les normes d’élevage d’hébergement à respecter sauf si vous avez plus de 9 chiens de plus de 4 mois auquel cas les normes ICPE s’appliquent (distances, surfaces, pièces règlementées etc…).

Pour devenir éleveur dérogataire il n’y a pas de nécessité de formation, il vous suffit de faire une demande auprès de la SCC.

ATTENTION néanmoins les profits réalisés doivent être déclarés lors de votre déclaration de revenu sur le formulaire 2042, recettes non professionnelles non commerciales.

ELEVEUR PROFESSIONNEL

L’éleveur professionnel est soumis à toutes les règles en fonction de la taille de sa structure mais dans tous les cas : 

  1. Il doit être déclaré au préfet : Grâce au formulaire en ligne https://agriculture-portail.6tzen.fr/default/requests/Cerfa15045/ ainsi que le formulaire de déclaration du vétérinaire sanitaire https://agriculture-portail.6tzen.fr/default/requests/Cerfa15045/ 
  2. Avoir un Siret : Pour cela il faut créer votre entreprise sur le site : https://procedures.inpi.fr/?/ un siret unique vous sera attribué suite à ces démarches.
  3. Être titulaire d’un ACACED ou équivalent
  4. Cotisant à la MSA :
    • Il existe 2 régimes de cotisations à la MSA : le cotisant solidaire et l’exploitant. Afin de déterminer quel régime vous convient, il faut comprendre que les 2 n’ont rien à voir en termes de cotisations mais donc également en termes de « bénéfices ». En effet un cotisant solidaire va cotiser un petit montant mais n’aura rien en retour, pas de retraites etc…. Un exploitant agricole quant à lui cotise beaucoup plus mais aura une cotisation pour la retraite, la sécurité sociale (qui est d’ailleurs gérée par la MSA) etc… Niveau critères pour ces 2 statuts la Mutuelle Sociale Agricole va prendre en compte votre capacité de production : autrement dit votre nombre de femelle reproductrices = femelle qui a déjà reproduit tant qu’elle est toujours en capacité de reproduire OU le nombres d’heures que vous déclarez passer sur la structure.
      • Cotisant solidaire : moins de 8 femelles reproductrices
      • Exploitant Agricole : à partir de 8 femelles reproductrices ou + de 1200h/annuelles passées sur la structure (soit 3h17 par jour)
  5. Respectez les normes d’établissement et de distances (et de documents…)
  • Pour commencer par les normes de distances, il existe 2 normes différentes en fonction de votre nombre de chiens hébergés sur place : 
  • Le Règlement Sanitaire Départemental (RSD) qui est propre à chaque département. Dans ce document vous trouverez les distances règlementaire avec votre environnement ARTICLE 153, ainsi dans le RSD du département 58 par exemple il est noté « - les autres élevages, à l’exception des élevages de type familial et de ceux de volailles et de lapins, ne peuvent être implantés à moins de 50 mètres des immeubles habités ou habituellement occupés par des tiers, des zones de loisirs et de tout établissement recevant du public » Donc pour le département 58 il vous faut avoir 50m minimum entre vos chiens et les constructions nommées.
Petite précision, il est mentionné l’élevage de type familiale mais dans vos RSD la définition de l’élevage familiale est très précise : il s’agit d’une activité d’élevage ou la production est consommée par la famille sans vente. Ainsi cela ne s’applique pas au chiens et chats.
  • Les normes ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) ces normes sont plus restrictives en général que le RSD et elles s’appliquent à tout établissement de +9 chiens (donc dès le 10ème de plus de 4 mois), particulier ou éleveurs professionnels sont concernés par l’ICPE car celle-ci ne s’occupe que de la pollution de vos animaux sur l’environnement. Ainsi que ceux-ci aient un rôle ou non dans votre chiffre d’affaires ils comptent dans tous les cas (donc y compris vos retraités et vos jeunes de +4 mois). En ICPE la distance avec le voisinage est de 100m entre les animaux ou toutes surfaces ou ils ont accès et le bâtiment voisin (maison, immeuble, zone constructible etc…)
  • Attention en ICPE plusieurs niveaux existent et bien que cela ne change pas les normes de distance cela va modifier les modalités de dossier. Pour déclarer votre activité en ICPE (-50 chiens) https://psl.service-public.fr/pro_mademarche/DICPE/demarche?execution=e1s1 il vous faudra fournir plusieurs pièces pour votre dossier y compris des plans de votre élevage.

Pour les normes d’établissement (si créé après 2015) :

  • Il faut par animal 1 lieu de couchage surélevé et à l’abri des intempéries et du soleil.
  • Le lieu de couchage doit être inclus dans une surface d’hébergement faisant minimum 5m2/chien ou 10m2/chien pour ceux faisant plus de 70cm au garrot mais ils peuvent être 2 sur cette surface.
  • L’hébergement doit disposer d’un accès permanent à une courette plein air aux dimensions adaptées à votre race, cette courette peut être commune à plusieurs hébergements.
  • Il faut également un parc de détente pour y promener ou y lâcher vos chiens au moins une fois par jour.
  • Une nurserie est obligatoire également, elle doit avoir les dimensions d’un hébergement (donc 5 ou 10m2) les chiots ne rentrent pas en compte pour cette surface. Théoriquement rien n’indique que la nurserie n’a pas d’obligation d’avoir une courette en accès libre également. Il y a également l'obligation d'avoir un endroit pour que la mère puisse se mettre à l'écart des chiots.
  • Un lieu d’isolement ou de quarantaine aux normes d’hébergement et de courette mais isolé des autres adultes.
  • Une infirmerie pour y loger les animaux malades ou blessés, il s’agit la de la seule pièce qui n’a pas de minimum de surface obligatoire ni de courette.
  • L’élevage en parc plein est autorisé sous réserve que les dimensions et conditions soient supérieures à celle prévues en hébergement + courette.
  • Il vous faudra déclarer un vétérinaire sanitaire (cf déclaration au préfet) celui-ci devra venir effectuer une visite de vos locaux au minimum 1 fois par an.

Pour les normes de documents

  • Il faut tenir un registre d’entrée et sortie
  • Il faut tenir un registre de suivi sanitaire
  • Il faut créer votre règlement sanitaire
  • Il faut tenir à jour votre ACACED ou CCAD en suivant une actualisation des connaissances tous les 10 ans au plus tard.
  • Il faut avoir une attestation de formation au Transport Animaux Vivant et une autorisation délivrée par la DDPP pour pouvoir déplacer vos animaux.
  • La cotisation à un médiateur est obligatoire et le nom de celui-ci doit apparaitre sur votre site internet et sur chaque contrat.

Le Saviez vous ?

Que votre statut MSA soit cotisant solidaire ou exploitant agricole vous avez le droit à 3000€ de prise en charge de formation annuelle !

Pour utiliser ces sommes il suffit bien souvent d'en faire la demande au centre de formation ou vous vous inscrivez qui fera les démarches pour vous.

Si vous avez un doute sur votre éligibilité et que vous voulez connaitre les sommes auquelles vous avez droit il vous suffit de vous rendre sur le site de VIVEA (= la ou vont vos cotisations MSA) et de créer un compte. Une fois le compte créé vous pourrez avoir accès à vos droits et montants disponibles.

Vous trouverez des tas de centres de formations qui proposent des formations finançable vivea : à vous le TAV, l'acaced, l'AC ainsi que des formations élevages mais vous pourrez aussi trouver des formations au permis remorque par exemple.

Si vous n'êtes pas encore professionnel et cotisant à la MSA pas de panique nombreuses sont les formations finançable CPF (voir sur le site mon compte pro formation) ou via FAFCEA si vous cotisez à l'URSAFF) ou même encore via vos points Royal Canin / Proplan

(De nombreuses formations sont désormais disponibles à distance)